Grotte Sainte-Catherine (Vallée du Dessoubre)

Posted by on 31 Déc 2012 in Actualités, CR, Photos | 1 comment

Grotte Sainte-Catherine (Vallée du Dessoubre)

Visite de la grotte Sainte-Catherine

 

(Vallée du Dessoubre, cirque de Consolation)

Samedi 22 décembre 2012

Une résurgence proche ; en légère crue (!)

 

Avec Bérénice (GSD), Christophe (GAG), Manu (SCMO)

Quelques photos de notre sortie aquatique

Temps passé sous terre et dans l’eau : 2h

Vendredi soir, juste après mon retour du Gouffre Pater, je reçois un appel de Bérénice, pour une désormais classique mais toujours plaisante proposition de plan foireux !

 

L’idée est de profiter de la crue générale pour aller sous terre. Évidemment.
Comment résister ?

Samedi après-midi, après avoir récupéré Christophe au Russey, nous retrouvons Bérénice dans un timing parfait vers 14h30 dans le virage d’où part le chemin menant à la cavité. Christophe connaît parfaitement bien la cavité, et son fonctionnement en phase de crue ; ce qui nous rassérène tout de même !

Nous traversons le ruisseau de la belle cascade du Bief Paroux, plutôt impressionnante dans ces conditions.

Modification du 1/1/13 : après discussion avec un habitué des lieux, le « Bief Paroux » noté sur la carte IGN serait en fait le « Bief Ayroux » ou « Eyroux » référencé dans l’index du Tome 5 de l’Inventaire Spéléologique du Doubs.

Par ailleurs, le « Bief Paroux » est situé à Goumois. Cette cavité a été le théâtre d’un secours spéléo en 2001, très médiatisé, lorsque qu’un groupe d’étudiants zurichois est resté bloqué 3 jours par la montée des eaux. Une polémique a couru plusieurs mois, sur la responsabilité des encadrants d’emmener des initiés sous-terre dans une cavité active, et ce pendant des périodes de fortes pluies.

Occasion de rappeler que l’engagement sous terre, particulièrement en période de hautes-eaux, reste à considérer avec circonspection compte-tenu des dangers associés à une crue possible et l’ennoiement de la cavité.  Cette pratique doit s’appuyer sur des retours d’expérience nombreux, voire des études spécifiques. À ce sujet, on lira avec intérêt « La crue sous terre » de Stéphane Jaillet.

Paysages souterrains

La progression dans la grotte déçoit Christophe qui espérait des conditions apocalyptiques. Nous profitons tout de même d’une bonne hauteur d’eau, mais sans courant particulier. La diaclase est insondable avec les néoprènes.

Le puits des perches -traversé à la nage !- est bientôt derrière nous, et nous nous enfilons dans un petit boyau très glaiseux et humide qui nous permet de retrouver la galerie active. Nous passons une voute bien mouillante demandant un petit 1 m d’apnée, et qui donne 30 m plus loin sur un vrai siphon aux eaux bleutés, plutôt curieuses entre ces parois de boue collante.

Le demi-tour marque le moment du soin à l’argile, délicament appliquée à la pelle sur nos peaux fragiles de blanc-becs.
Heureusement, les bassins de la sortie sont clairs et profonds ; nous sortirons quasi-propres avant d’aller peaufiner notre lavage par un matraquage énergique dans la cascade du Bief Ayroux (et non Paroux, pour ceux qui ont suivi !), toujours très en eaux.

Retour en fin d’après-midi dans nos pénates respectives, rincés et heureux de ce moment impromptu et ludique !

Merci à Bérénice pour cette idée comme on les aime

Manu

 

1 Comment

  1. Ambiance humide 😉 !
    Génial, merci pour les CR !
    Bisous, bonne fin d’année et surtout très belle année 2013 et suivantes !!!

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